Ethique et Curation

L’honnêteté intellectuelle, principe phare de la curation ?

on décembre 23 | in Curation, Featured | by | with 25 Comments

Le principe de la curation est une pratique largement répandue aux US, et commence à s’imposer en France comme une solution de stratégie de contenu face à la multiplication des sources disséminées à travers les blogs, les réseaux sociaux, les plateformes de partage, le Web 2 en général. L’ère du partage  de l’information a sonné. Tout citoyen est capable de nos jours avec la multiplication des canaux digitaux, des services en ligne, de partager des idées, valeurs, de commenter l’information et de ce fait de passer de l’anonymat à un statut d’expert.

Les piliers de la curation

Le socle de la curation de contenu repose sur 5 piliers fondamentaux

Premier pilier : la définition d’un périmètre de recherche, le spectre de la recherche peut être large ou précis, un focus  donné par exemple. Si je contextualise l’objet de votre curation peut être : Les médias sociaux ou un aspect particulier et plus précis par exemple Twitter.

Le second pilier réside dans l’agrégation des sources, celle-ci peut être automatique ou manuelle. Par agrégation automatique j’entends l’utilisation de service Web permettant de récupérer un ou des flux sans action de l’utilisateur.

Troisième pilier de la curation le tri, ou la sélection d’un contenu existant. C’est une des étapes les plus importantes. Le choix du curateur va déterminer la qualité de sa curation. Cette mise en avant d’un contenu doit être à la fois une source qualifiée pour le curateur mais aussi pour sa future  communauté.

Quatrième pilier éditorialisation, cette phase est chronophage mais elle est essentielle dans la curation elle fait partie de sa colonne vertébrale son ADN.

Dernier et cinquième  pilier de la curation : le partage, c’est ce que l’on peut appeler la caisse de résonance numérique du curateur, où tout ou partie de la communauté devient l’écho digital de la curation.

Les 5 piliers de la curation

Du Bookmarking à la Curation

 Les 5 étapes décrites ci-dessus sont nécessaires à la curation, Les quatre premiers piliers sont le socle de votre curation. La qualité va dépendre des piliers 3 et 4, le livrable permettra de définir votre notoriété. Si les différentes étapes ne sont pas respectées, le processus de curation ne peut exister. Mettre en avant un contenu auquel vous n’ajoutez pas de données supplémentaires correspond à du bookmarking.

Différences entre Bookmarking et Curation

Concrètement une application comme FlipBoard ou un service Web comme Paper.li ne peuvent être utilisés comme des outils de curation, car ils ne permettent pas l’ éditorialisation des contenus. L’inverse n’est pas forcément vrai, les plateformes de curation peuvent être utilisées comme des outils de bookmarking, le pilier 4 « l’Éditorialisation » n’étant pas une étape obligatoire à la publication du livrable.

 Tendances des recherches Bookmarking et Curation en France

Ce graphique montre que le terme de « curation » en France a véritablement émergé dans les recherches sur Google fin 2010, début 2011 et que les recherches sur ce terme ont quasiment immédiatement dépassé celles sur le « bookmarking ». On notera l’émergence de deux régions Paris-Ile de France et la région Rhône Alpes.

L’éthique du curateur

Manipuler le contenu des autres

Lorsque l’on manipule le contenu des autres il est nécessaire de ne pas perdre de vue que ce que vous allez mettre en valeur ne vous appartient pas. Sans les producteurs de contenu la curation et donc le curateur n’existeraient pas. Tout comme un blogueur va le faire pour son blog le curateur doit mettre en place une ligne éditoriale. Comme tout canal d’information il existe de bonnes et de mauvaises pratiques. Les bonnes pratiques sont :

  • Respecter l’auteur du contenu, et le curateur par exemple en les citant,
  • Respecter la source, en indiquant clairement l’URL
  • Ne pas modifier le contenu, ni la source,
  • Donner un point de vue qui enrichit le contenu existant,

Robin Good La curation est encore jeune en France, même si elle commence a être bien ancrée dans les pratiques du Marketing de contenu, nous sommes encore loin derriere les US. S’il y a un curateur à prendre en exemple c’est Robin Good, italien Publisher et créateur de  MasterNewMedia.org. En observant ses différents topics il est assez facile de définir un curateur actif d’un curateur passif.

Curateurs Passifs VS Curateurs Actifs

Pour être un curateur actif, il faut :

  • Publier régulièrement pour optimiser la « fraicheur du contenu »,
  • Éditorialiser vos titres et vos images illustrant votre curation,
  • Produire de véritables « insights » en commentant les articles mis en avant,

La curation est une pratique qui peut devenir chronophage, le curateur devient un métier complémentaire à celui de veilleur.

L’éthique entre curateurs

Les différentes plateformes de curation donnent accès aux univers d’autres curateurs, ce qui permet de découvrir d’autres sources de curation, de compléter sa veille. Il est possible et intéressant de reprendre le contenu d’un curateur dans sa propre veille. Le partage est une vertu, la curation valorise l’auteur du contenu. Mais le duplicate content intégral d’une veille, est une des pratiques déviantes possibles de la curation : le passeur devient alors un aspirateur de contenu.

M pratique de la curation  Voici un exemple de l’ensemble d’une curation qui en quelques secondes a été dupliquée, je peux comprendre que le partage soit une valeur ajoutée, mais reprendre entièrement une thématique de veille ne favorise-t-il pas l’infobésité au sein même de la plateforme de curation ? Quel est l’intérêt pour un curateur de copier coller l’ensemble d’une même curation ? Ce phénomène est heureusement isolé, et ne reflète pas le comportement des vrais curateurs. S’il se généralisait, il représenterait un véritable danger, non seulement pour la curation mais plus généralement pour les pratiques liées à l’information et aux contenus sur le web.

Conclusion

L’écosystème de la curation est un réel bénéfice pour la mise en valeur d’un contenu existant. Pour cela le curateur doit respecter une certaine éthique en plus des bonnes pratiques. Aujourd’hui la curation US reste un modèle côté  pratique de la curation, le respect des 5 piliers est une première étape. Qu’il soit professionnel ou amateur, on reconnaîtra un véritable curateur à son honnêteté intellectuelle. Gageons que les autres prennent conscience des enjeux de cette pratique, pour que cet outil continue de constituer un guide précieux au coeur de l’infobésité.

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Jérôme Deiss

Content strategist chez France Télévisions
Content Strategist chez France Télévisions. Mes principales missions portent sur les stratégies de contenus digitaux. Personnellement ou professionnellement j'écris sur la veille, la curation, les stratégies digitales sur les médias et les réseaux sociaux, l'E-réputation. J'interviens dans les universités et grandes écoles. J'anime l’évènement "Web Café", rencontres bimestrielles de professionnels du digital et du Web social.
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  • Curation2web

    Merci Jérome pour ces précisions qui méritaient en effet d’être soulignées et qui remettent les points sur les « i ».
    Trop d’outils et de personne se vantent de faire de la curation alors qu’ils n’en font pas.
    En revanche la notion d’éditorialisation que tu cites aurait mérité plus de détails. C’est quoi concrètement qu’éditorialiser du contenu ?
    Deplus je souligne que la fonction « partage » est vivement critiquée car bien souvent selon l’outil que l’on utilise, le partage renvoie d’abord vers la plateforme de curation.
    Ce manque de notion de « éditorialisation » (si ce n’est de la paresse) et cette fonction de partage (trop opportuniste pour les outils en eux même) fait qu’on voit plus de bookmark que de curation.

    Franck

    • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

      Hello Franck,
      Je vais essayer de préciser ici cette notion d’éditorialisation. Comme le dirait maitre Jedi au départ brute est la source :)

      Une source peut-être intéressante pour « tout ou partie » l’éditorialisation est le fait de pouvoir « editer » la source et d’y ajouter de données supplémentaires. Cela peut être un point de vue.

      Exemple : la première partie de cet article est généraliste mais la seconde partie donne un nouvel angle à bla bla bla… »

      L’ajout de données supplémentaires peut aussi être un lien renvoyant vers un article contradictoire ou tout au moins d’un point de vue différent. Cela permet d’avoir un point de vue globale.

      Enfin j’ajouterai dans l’éditorialisation la partie « taggage » la possibilité de retrouver facilement un article via un ensemble de mots clés. Car au bout de plusieurs pages de curation/veille c’est un peu du grand n’importe quoi pour naviguer jusqu’à ce que l’on veut trouver ou retrouver.

      Ce travail est long et fastidieux et j’avoue que je ne le fait pas systématiquement, et c’est un tord… Alors j’essaie de prendre une heure le week-end pour passer sur l’ensemble de ma curation et effectuer ce que je n’ai pas eu le temps de faire durant la semaine…

      • Curation2web

        je comprend mieux maintenant ce que tu imagines comme idéal de « l’éditorialisation ».

        j’aime assez la précision donnée dans wkpédia : » Les dispositifs d’éditorialisation déterminent en effet le sens et garantissent la validité des contenus en assumant les fonctions qui étaient typiquement celles de l’auteur ». Mais honnêtement combien de fois faisons- nous cela ou combien de fois avez vous pu voir un vrai travail d’éditorialisation dans nos outils de curation??!!!!

        Dommage car il s’agit d’une vraie plus valus pour le contenu (on parlerait plus de connaissance) et d’un vrai facteur d’influence pour le curateur.

  • Samy K.

    Je ne suis qu’un curateur passionné parmi tant d’autres (d’ailleurs qui en ait arrivé ici par l’intermédiaire d’un partage et qui trouve votre article intéressant), et je me permets de donner mon point de vue à l’une de vos questions : « Quel est l’intérêt pour un curateur de copier-coller l’ensemble d’une même curation ? »

    Je crois que le partage d’une information par un individu (le curateur ici), peut-être synonyme d’un nouveau départ. Je m’explique.

    Quand on partage une information à un public, il y a de fortes chances qu’il
    se découvre une nouvelle passion, un esprit entreprenant (mais en
    quelque chose de concret) à partir de ce même savoir transmis, cette
    même idée.

    Alors oui, il y a infobésité comme vous le faites remarquer mais je pense que l’intérêt dans tout ça, c’est d’ouvrir le potentiel à chacun : devenir auteur, créer son propre savoir…à partir de ne serait-ce qu’une simple idée qui a été partagée. Je pense
    que cela va plus loin que votre 4ème pillier sur l’éditorialisation des
    sources. Un 6ème pillier à la curation, peut-être ? Intéressant.

    La transmission par le réseau est puissant. Pourquoi depuis toujours, on nous enseigne des choses que d’autres personnes ont dû surement enseigné à d’autres personnes en transformant l’information transmise au départ, en une information qui est plus intéressante que celle du départ ? (Oulà !)
    En mieux expliqué, et parce que Robin Good est génial là-dessus, je me rejoins dans le dernier paragraphe de son 13ème point dans son article : http://www.masternewmedia.org/content-curation-tools-future-part2/ (à partir de « Beyond what school or college requires… »)

    Alors, j’ajouterai simplement un mot à votre phrase « le passeur devient alors un aspirateur de contenu. » par : « le passeur devient alors un aspirateur de contenu pour devenir un auteur à son tour ». Bon ok, 7 mots de plus.

    • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

      Bonsoir Samy,

      Merci pour ton commentaire, j’ajouterai quelques insights à ton commentaire.

      Je comprends ton point de vue, mais dans l’exemple que je donne ce « curateur » doit etre au diesel car la capture d’écran est deux fois plus longue que ce que j’ai montré je veux bien que ca lui donne du carburant pour devenir « auteur » (d’une curation) mais là cela doit être du diesel et pas de l’essence… A bout de 30 a 40 topics aspirés il n’y a toujours pas eu d’étincelle dans l’inspiration. Il va finir par noyer son moteur le curateur. Avoir ce genre de comportement veut dire :

      1) il n’a pas défini son périmètre de veille (pilier 1)
      2) Il n’a pas mis en place une agrégation de source à part la mienne (pilier 2)
      3) Ca sélection est simple : c’est tout ce que je poste sur mon topic
      4) Pas d’insight pour donner de la valeur ajoutée
      5) Le partage se limite à la frontière de son topic

      En gros il est passé de l’inspiration à l’aspiration sans passer par la case départ ;-)

      Mais il y a aussi des personnes qui vont avoir ce fameux déclic et heureusement :-)

    • Curation2web

      Samy,
      j’aime beaucoup votre réflexion et votre ouverture.
      Je réfléchis moi même à un avenir que pourrait avoir la curation et je l’ai définie comme de « l’intermédiation de contenu ». Une forme d’enrichissement « sémantique et ontologique » de la connaissance issu de la curation.
      Je considère les outils actuels de curation comme un échec dans la mesure ou ils ne font qu’augmenter la surinformation. En gros on classe dans un bordel organisé de l’info qu’on pouvait capter par du simple search ou partage. Ou est la plus value si personne n’apporte d’insight ? Ou est la transformation de l’info en connaissance si personne ne la pondère ? C’est comme faire du trie sélectif sans recycler (je généralise bien sur).

      Donc oui Samy : débat intéressant (en tout cas j’y travail en secret :) )

      • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

        Les commentaires sous l’article c’est comme les insights dans la curation c’est aussi intéressant :) J’aime beaucoup les échanges, et les vôtres (Samy & Franck) apportent des données supplémentaires. Je like :)

  • http://www.scoop.it/t/rss Serge Courrier

    Merci Jérôme pour ces réflexions ! J’avoue déroger sur un point à tes
    préceptes tout en assumant ce choix. Il m’arrive en effet fréquemment de
    réécrire le titre de l’article que je sélectionne en tentant de le
    rendre plus attrayant (mais pas « survendeur » pour autant), plus précis
    ou plus en phase avec son contenu. Pour le reste, je suis d’accord avec
    tes principes. De toute façon, Scoop.it respecte par essence la notion
    de source, ce qui me convient très bien.
    Serge

    • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

      Hello serge :-)

      Merci pour ton commentaire, et j’avoue trouver les commentaires sur Veille-Digitale aussi riche que les articles :)
      Ré-écrire le titre de l’article n’est pas forcément contre productif si cela est bien fait :) Après,, dans l’insight de scoop.it tu pourrais dire « J’aurai plutôt proposer ce titre « ……… » :)
      Par cet article je veux juste pointer que la curation est un « art » si on peux associer ce mot à la curation. Ce n’est pas juste du bookmark à la volée .

      Je te souhaite une bonne soirée

      Jérôme

      • http://www.scoop.it/t/rss Serge Courrier

        Ma réécriture (limitée au titre, je le rappelle) est somme toute assez courante dans le domaine de la presse (tu es courant, bien sûr :-). Premier niveau, le respect du code typographique (je ne peux pas m’en empêcher, c’est maladif !) : « RSS » au lieu de « Rss », une espace avant les deux points ou le point d’exclamation, des accents là où il faut, etc. Deuxième niveau, la réécriture de fond parce qu’il me semble parfois que le titre ne rend pas justice au contenu de l’article (là on rentre bien sûr dans le domaine de la subjectivité). Troisième niveau, préciser le titre pour éviter à des lecteurs de cliquer sur un lien qui ne les intéresserait pas (MacOS, Android, etc.). Quatrième niveau, le plus critiquable sans doute, la réécriture pour adapter l’article à la « ligne éditoriale » de mon Scoop.it. Il est là question d’encourager « mes » lecteurs à lire l’article parce que je sens qu’il peut les intéresser mais qu’ils ne cliqueraient pas si je laissais le titre original. Quel que soit le niveau d’intervention, j’essaye de mettre l’article en valeur, immédiatement. Réécrire le titre dans les « insights » n’aurait à mon avis aucune portée.

        • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

          Re Serge,

          ta réflexion est intéressante, il est vrai que les titres des articles ne sont pas souvent optimisés. Optimisés pour donner envie de lire l’article, on assiste souvent en tout cas dans le domaine du social media a des titres optimisés pour notre ami Google avec la fameuse balise title seo (60-70 caractères… J’ai aussi ce côté avec Mr à la place de M. ;-)

          Encore merci pour tes précisions :)

  • Philippe Deliège

    La curation est-elle réellement un nouveau métier ? Je pense que ce métier a toujours existé, et ce depuis la création de l’info, donc depuis la naissance de l’humanité. Néanmoins, comme beaucoup de réalité, web 2.0 a maximalisé sa puissance, tout en améliorant sa qualité. La curation est un artisanat, qui si elle respecte les règles de base, peut naturellement s’industrialiser en restant probe.

    • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

      Bonjour Philippe,

      Merci pour ton commentaire, effectivement le métier de curator et la curation existe depuis de nombreuses années. Côté off-line la Sélection du Reader’s digest en est un bon exemple. Côté on-line il est vrai que le Web 2.0 a donné à la curation toute sa visibilité notamment avec la puissance de partage des réseaux et médias sociaux.
      Tu utilises le bon terme pour décrire la curation c’est bien de l’artisanat ! l’intervention humaine est son socle et un gage de savoir-faire voir de savoir être :)

      • Philippe Deliège

        Rien à répondre de plus ;). Merci, pour cet excellent article d’artisan.

        • http://www.veille-digitale.com/ Jerome Deiss

          Merci Philippe ;-)

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  • Françoise NOET

    Vos échanges m’inspirent deux réflexions qui se croisent : les documentalistes utilisent les outils de curation, c’est une nouvelle technologie dans leur palette ; les curateurs (du moins ceux qui ne sont pas documentalistes) découvrent aujourd’hui des problématiques qui ont toujours été fondamentales pour les activités documentaires, et ceci bien avant l’émergence de la curation : respect des sources, mise en regard des documents, analyse documentaire, ajout de métadonnées (mots-clés et résumé par exemple). Tout ceci apportant une valeur ajoutée à l’information et le souci de la rendre attractive pour les utilisateurs. Car la fonction documentaire s’exerce dans un cadre précis et en réponse à des besoins précis dans l’entreprise, contrairement à la curation qui apporte, me semble-t-il plus de souplesse et un cadre moins formel, mais également moins de rigueur.
    Françoise

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